jeudi, 23 avril 2009
Ate logo Cabo Verde
Ouh ça fait bien longtemps que nous n’avons rien écrit sur ce blog. Il faut dire qu’ici on ne retrouve pas le luxe du confort de la Wifi gratuite à bord comme à Ziguinchor.

Au Cap Vert nous avons bousculé nos habitudes de lenteur et fait une grande virée dans tout le nord de l’archipel. Ca nous a permis de fêter nos retrouvailles avec l’océan tout bleu. Nous nous sommes repus de plongée et chasse sous-marine, de balades, de planche à voile, de mouillages déserts dans des paysages dingues. Encore un coin perdu, qui n’a rien à voir avec la Casamance, et qui est même assez loin de l’ambiance générale africaine, mais qui possède un charme propre doucement envoutant...


Il y a les îles désertes et désertiques, où il fait bon mouiller sous le vent, dans la baie turquoise pleine de mérous qui rêvent de faire un tour en poêle à frire. On se balade sur les volcans endormis en essayant de ne pas les réveiller.



Il y a des îles paradisiaques conquises par le tourisme et qui ne seront bientôt plus fréquentables pour les amoureux d´espaces vierges.


Il y a des îles vertes et des petits bleds hors du temps oú il fait bon randonner et se taper des courbatures pendant quatre jours après. De Carriçal à San Antão, nous avons vagabondé tranquillement.




Il y a des moyens poissons avec des grandes dents qui viennent se prendre à l´hameçon laissé (exprès) sous le bateau la nuit avec un poisson entier et un sac d´appât à côté...


Le vent des alizées souffle en permanence, avec de bonnes petites rafales à près de 50 nœuds. Arrivés avec un mouillage bouffé par la rouille après trois ans d’usage quotidien, nous avions le sommeil un peu inquiet. Heureusement nos chers amis Yann et Albane, après quelques péripéties regrettables, ont réussi à nous en faire parvenir un tout neuf des Canaries via Pierre et Laurence sur leur voilier Mangaia.

Et puis comme on n’est pas fous on avait aussi commandé entre autres bricoles, un gros jambon des Canaries, il s’appelle Jamon Perez, c’est devenu un équipier à part (presque) entière. On compte bien sur lui pour la transat même si il semble maigrir de plus en plus. Peut être le mal de mer ou l’angoisse de la traversée?



Au registre des emmerdements de la vie quotidienne du navigateur de base : une panne inexpliquée du détecteur de radar, l’indispensable Mer-Veille, qui nous a été remplacé avec beaucoup de gentillesse et de confiance par la société Ciel-et-Mer qui le fabrique. Trop sympa, merci. Et puis le gros œil du radar, que nous avions largement encensé dans notre précédant message, est soudain devenu bigleux après seulement 48h en émission (!). C’est un peu la tuile pour l’ambiance quarts de nuit dans le canapé avec un bon bouquin mais on cherche la panne, épaulés par Furuno, très prévenants aussi. Faut bien leur faire un peu de pub pour une fois que des SAV sont aimables…
Ces derniers temps tout se met à déconner sans préavis, je fini par penser que nous avons du traverser un champ d’ondes cosmiques, encore un coup des extra-terrestres, les chacals. A moins qu’un Pékinois ne se soit niché quelque part dans les soutes…

Grâce à nos gri-gris africains anti envoutement nous n’allons pas rester deux ans au Cap Vert. Chose incroyable nous allons même partir d’ici trois quatre jours traverser la Tlantique. Et ouais, tous les trois comme des grands (ben y a Jamon perez), même pas peur.
Nous nous préparons dans la baie de la petite ville de Mindelo où des airs de musique Cap-Verdienne arrivent en permanence portés par les rafales de l’alizée. De bonnes petites soirées à boire du pontch local dans les rades de pêcheurs en compagnie d’Antoine et Solène, avec qui nous faisons route sur Brésil, ponctuent les journées bricolage-avitaillement.


Et devinez qui a pointé sa belle étrave hier ? Arznael ! Le voilier que nous avions remonté du Sénégal en France il y a deux ans. Maintenant il est à Fred et Marie et vu qu’il connaît le chemin, il se dirige à nouveau vers le Sénégal. Heureuses retrouvailles de dernière minute.


15:21 Publié dans Le voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

